Une bouffée d’art pur

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ATC Groupe et l’art contemporain, c’est une longue histoire. Une histoire commencée dans les années 90, et qui se poursuit aujourd’hui, collaboration après collaboration, avec beaucoup d’enthousiasme et de conviction. Christophe Aussenac, l’un des dirigeants d’ATC Groupe, nous raconte cette aventure.

Les premiers pas

Notre relation avec la biennale a commencé il y a plus de 25 ans. ATC était alors un simple fournisseur. Les techniques de reproduction n’étaient pas aussi élaborées que maintenant et nous devions souvent faire preuve d’imagination pour nous adapter. La première fois, on nous avait demandé des reproductions grand format d’œuvres d’artistes tels que Robert Combas ou les frères Di Rosa. Nous les avons travaillées manuellement, zone par zone, en projetant les modèles au format final sur une palissade. Nous n’avons eu une vision d’ensemble qu’une fois l’installation terminée. Nous ne le savions pas encore mais cette première expérience allait marquer toute notre histoire. C’étaient les débuts d’une relation étroite, presqu’intime, avec l’art contemporain. En particulier avec la biennale et le Musée d’Art Contemporain (MAC) de Lyon.

Le mécénat d’art

Depuis, nous avons multiplié les collaborations prestigieuses. Par exemple, en 2008, lorsque nous avons réalisé certains décors de l’exposition Keith Haring. Puis, par la suite, pour des artistes tels que Erro, Yoko Ono, Ben… Au fil du temps, Thierry Prat, régisseur artistique général de la biennale et directeur de production du MAC, a constaté que nos techniques évoluaient. Il a compris qu’elles pouvaient contribuer à la création des œuvres. Le vrai déclic s’est produit en 2012, lors de l’exposition Robert Combas. Pour la première fois, nous avons accompagné l’artiste dans la conception de son œuvre. Il souhaitait représenter un personnage sur la façade du MAC. Étant donné la spécificité architecturale du bâtiment et ses dimensions, il a dû prendre en compte nos possibilités techniques. Nous avons eu de nombreux échanges. C’était très intéressant et le résultat nous a comblés. Cette expérience en a appelé d’autres et a ouvert une voie nouvelle pour nous, celle du mécénat. Nous soutenons régulièrement des artistes. Nous leur ouvrons les portes de nos ateliers et nous les accueillons en résidence.

Tous impliqués

Ces collaborations ont des effets sur toute l’entreprise. Sur le plan technologique d’abord. Elles nous amènent à innover, à tester de nouveaux produits, de nouvelles technologies… pour le plus grand bonheur de nos clients qui en bénéficient ensuite. Nous accédons également à de nouveaux univers. Il y a quelques années, par exemple, nous sommes intervenus sur une plateforme pétrolière en Norvège pour le musée d’Oslo*. Cette année, à Lyon, nous avons réalisé pour l’entreprise LPA, le total covering de l’accueil du parking République et le décor du nouveau terminal de l’aéroport Saint-Exupéry**. Là aussi, les résultats nous rendent fiers. Grâce à l’impression numérique, les artistes trouvent des moyens d’expression qu’ils n’avaient pas auparavant. De notre côté, notre métier s’enrichit de toutes ces nouvelles collaborations. Elles ouvrent des possibles, élargissent nos savoir-faire, donnent plus de sens à notre travail… C’est valorisant pour chacun d’entre nous. Contribuer à la réalisation d’une œuvre nous demande d’être en accord avec la philosophie de l’artiste. C’est donc à chaque fois une remise en question qui bénéficie aussi à notre dynamique d’entreprise.

A la biennale cette année

Cette année, nous avons intensifié notre collaboration avec la Biennale. Nous avons fourni des outils de communication informative : des totems, de l’affichage pour les stations de métro et de tram, le total covering de l’ascenseur du parking République ainsi que sa zone d’accès en sous-sol. Nous avons réalisé la signalétique des anciennes usines Fagor, lieu d’exposition inédit. Nous avons également travaillé avec des artistes à la production de plusieurs œuvres uniques : Le Petit Jardin de Stéphane Calais, Le silence d’une dune de Stéphane Thildet, La poupée, le doigt d’or et les dents : fou de rage des autrichiens Ashley Hans Scheirl et Jakob Lena Knebl, Prometheus delivered de l’autrichien Thomas Feuerstein. Nous avons également contribué à la réalisation du projet de l’américaine Nina Chanel Abney sur la façade du MAC, l’une de nos contributions les plus spectaculaires.
J’aimerais conclure sur une citation de Paul Klee que l’on m’a un jour soufflée et que je trouve inspirante : « L’art ne reproduit pas le visible. Il rend visible ». Nous, chez ATC Groupe, nous essayons modestement de rendre l’art plus visible.

* Intervention en haute mer

En 2015, à la demande du musée d’Oslo, nous avons décoré les espaces de vie de la plateforme pétrolière de Stord située en Norvège. Une équipe de 4 personnes s’est rendue sur place pour poser des reproductions d’œuvres de trois artistes contemporains : le norvégien Gardar Eide Einarsson, l’américain Toms Sachs et le français Fabrice Hyber. Une plongée dans un univers lointain, parfois déroutant. Une aventure humaine passionnante.

** Plus près du ciel

L’œuvre de l’artiste Abraham Poincheval qui décore le nouveau terminal de l’aéroport Saint -Exupéry, avec des visuels à même les vitres, était un vrai challenge. Notamment en matière de rendu de transparence. Le résultat est une invitation à entrer dans l’imaginaire… à la manière de Saint-Exupéry !

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